Le Plein et Le Vide

par | 24 Juin, 2021 | Culture

Du 20 mai au 4 juin 2021, le gymnase de burier, comme certains autres gymnases, est devenu un musée d’art. Des élèves en arts visuels d’années et parcours différent ont créé différentes pièces d’art sous le même thème : le plein et le vide. Dessin, peinture, sculpture, photographie et autres moyens de créations, ont été utilisés afin de décorer les murs du gymnase. Le journal a pris contact avec Nicolas Pahlisch, le chef de file des Arts Visuels à Burier afin de pouvoir raconter cet événement. Les premières, deuxièmes et troisièmes années du gymnase ont participé. Certains projets comptaient pour les examens ( OC et C-art), d’autres étaient sous forme de projet scolaire, mais tout le monde en a tiré plaisir.

Pour eux, nous racconte Nicolas Pahlisch, c’était une expérience en trois temps: la genèse d’une idée, sa concrétisation et son exposition, chaque étape nécessitant une grande applicaiton et un regard attentif. Ça consistait donc d’une collaboration entre élèves et professeurs, ces derniers devant préparer les élèves, sélectionner les oeuvres et mettre le tout ensemble.

La thématique

Chaque gymnase avait un thème différent. À Burier, c’était celui du Plein et du Vide, un thème à la fois philosophique et artistique. Il a été choisi par les professeurs des arts visuels. C’est un thème qui permet de toucher et rallier plein de monde différent avec son omniprésence à la fois dans le monde physique, émotionnel et artistique.

C’est donc un thème qui laisse une certaine liberté et les oeuvres du gymnase montrent bien les différentes approches possibles dans l’interprétation du thème, dont une grande partie s’éloigne de l’aspect purement physique et traite des sujets plus abstraits.

Les élèves avaient certains critères formels, comme la date de remise, l’organisation et l’obligation d’avoir une note explicative de chaque oeuvre, mais il y avait une grande liberté artistique possible. Pourtant, certains sujets n’étaient soit pas permis, soit pas recommandés. Ceci étaient principalement la nudité, la violence et les provocations gratuites.

Les élèves étaient aussi encouragés à traiter le thème d’une manière inattendue et créative et de laisser une liberté d’interprétation pour les observateurs.

Avec la pandémie, des oeuvres confinés

La pandémie du coronavirus a eu beaucoup d’impact sur l’exposition, nous temoigne M. Pahlisch. Les mesures sanitaires empêchaient de montrer les oeuvres à des personnes qui ne sont pas directement dans le gymnase, comme des parents. Les explications et démonstrations des oeuvres étaient aussi réservés a certaines classes, ce qui rend le partage culturel difficile. Mais la pandémie a touché aussi la manière d’interpréter le thème: certaines oeuvres font référence directement ou indirectement à la pandémie.

À cause du confinement pendant l’année 2020, les nouveaux.elles élèves n’avaient pas la possibilité de voir une exposition préalable comme exemple. Il était donc difficile pour eux de prendre en compte l’espace du gymnase et les différentes façons d’exposer des oeuvres. Ceci a, en partie, eu pour conséquence le fait que certaines oeuvres étaient « confinées », c’est-à-dire de petite taille. Mais malgré tout cela, le gymnase a réussi à produire une exposition captivante et créative.

Pourquoi une telle expo?

Avec toutes les entraves de cette année, on pourrait se demander pourquoi se donner la peine de faire une exposition. En premier lieu, il y a bien sûr la nécessité d’évaluer certaines classes pour leurs examens. Mais ceci n’est pas au coeur de l’exposition. Ce qui l’est, c’est l’expérience qu’en tirent les élèves et les professeurs. Une telle exposition demande souvent d’avoir un regard différent sur le monde, de se mettre dans des circonstances qu’on ne rencontrerait pas habituellement, de dépasser ses limites. Ces oeuvres ont permis l’interaction avec tous les membres du gymnase: ceux qui enseignent, ceux qui créent et ceux qui observent.

Et finalement, ce que cette exposition a permis de faire, c’est d’avoir du plaisir.