Le parcours d’un journal(iste)

par | 8 Juin, 2021 | Uncategorized

@gyburier est la revue annuelle du gymnase de Burier. Cette revue raconte la vie du gymnase, les anecdotes de tous les membres du gymnase ainsi que des interviews. Elle avait comme rédacteur en chef Léo Bolliger, professeur de français et ancien journaliste. Nous avons, avec la création de 100 Commentaires, décidé de l’interviewer afin de recueillir ses connaissances et ses opinions en matière de journalisme et de se renseigner sur son parcours.

Son Parcours:

Aujourd’hui, enseignant travaillant sa 11ème année au Gymnase de Burier, il a fait des études en lettres avec un master en français, histoire et journalisme. Il nous raconnte que son désir initiale était de s’orienter vers le journalisme et la communicaiton. C’est un parcours qu’il a débuté pendant ces études, quand il a eu des opportunités de faire connaissance du métier de journaliste. Il avait l’opportunité de, par exemple, travailler le weekend chez le 24 heures. En étant journaliste, il a travaillé avec les chroniques judicaires de Vaud, ce qui lui a donné la « possibilité de voir la nature de la société humaine sous un jour qu’on n’imagine pas toujours, [le] côté sombre de la nature humaine, les drames, les histoires tragiques qui se jouent dans les tribunaux. »  

A travers son parcours, il a traversé de nombreux changements dans le métier : restructuration, apparition des gratuits et les effets du net. Après un long trajet et la modification du métier, il a finalement décide de s’orienter vers quelque chose d’autre que le journalisme. Ayant une license en lettres et étant « passionné de l’histoire, passionné de la littérature » , il décide de tester l’enseignement.

@gyburier, une aventure:

De par son mandat de journaliste par le passé, a direction a proposé à M. Bolliger de concevoir une revue annuelle du gymnase (@gyburier) qui raconte des anecdotes, toutes les choses qui se passent dans l’intimité des classes et surtout pour permettre aux élèves de garder une mémoire des différents évènements vécus (spectacles, prix, anecdotes et autres infos) au fil du temps.

C’était de mettre en évidence cela puis de mettre en valeur les initiatives à l’intérieur du gymnase, ce que les élèves font, notamment en termes d’écriture, de création, prix de la nouvelle, les spectacles …, cela permet également d’avoir une trace de tout ça ne disparaissent pas une fois qu’ils ont eu lieu. 

L. Bolliger

Sa seule motivation est le plaisir d’écrire, le plaisir de rédiger et aussi, le plaisir d’enseigner cette passion aux jeunes intéressés. Une des seules parties déplaisantes de ce métier est l’exposition de l’auteur envers la population dont l’avis diverge fortement d’un individu à l’autre.

Le journalisme est un métier ou on s’expose, on ne fait peut-être pas toujours plaisir à tout le monde, peut-être pas tellement dans une publication comme @gyburier qui n’était pas une publication ou on va critiquer mais plutôt mettre en valeur ce qui se fait, ce qui est plus facile. 

L. Bolliger

@gyburier, ce journal si emblématique du gymnase de Burier est condamné à disparaître. Un 5e numéro n’est pas destiné à voir le jour pour deux raisons majeures: l’une étant que la création de ce journal représente énormément de travail surtout quand les ressource diminuent, et l’autre étant que de nos jours la presse en format papier n’est plus d’actualité. De nos jours, la presse s’adapte à nos besoins et à notre mode de vie donc, devient de plus en plus digitalisée et n’intéresse pas tout le monde. L’effort est immense mais il y plane aussi un surplus de stress entre son activité de prof et de journaliste. Les deux bouts semblent difficiles à joindre.

Mais la question est est-ce que, aussi bien les élèves que les professeurs, ont le temps de s’investir dans un tel projet, qui demande du temps. Et puis l’autre question qu’on peut se poser est si le format aujourd’hui est encore adapté alors qu’on fonctionne beaucoup sur nos smartphones, sur des formats plutôt courts.

L. Bolliger

Ce professeur n’était évidement pas seul dans cette aventure. Il fût accompagné par deux graphistes, soutenu par la direction et, aux débuts du journal, par le groupe facultatif photo. Ce journal était une opportunité de mettre en évidence le travail de ce groupe facultatif. Cette collaboration dura seulement un numéro mais fût une expérience inoubliable. Le travail des rédacteur à porté ses fruits au 3e et 4e numéro qui ont été un succès.

 Et c’est ça qui mettait justement fonder les commentaires des élèves du gymnase de Burier qui participaient à mon cours d’initiation au journalisme donc il y avait un certain nombre de commentaires et on en avait tenu compte pour essayer d’améliorer le journal dans ce sens et donc le numéro 3 & 4 correspondaient à ces attentes formées par les élèves.

L. Bolliger

De nos jours, la presse papier perd de son « influence » et la presse en version informatique gagne de l’ampleur auprès de la société. Une des idées serait de continuer le journal mais sous forme informatique, par exemple via Instagram. Ainsi, l’information sera plus spécifiée sur ce qui se passe au gymnase et de ne plus publier un numéro annuel mais de poster plusieurs fois par année. Cette presse via internet est un moyen de se faire lire par une porion plus large de la société.

[…] ça serait intéressant d’exploiter Instagram, de constituer un média donnant à voir ce qui ce fait à l’intérieur du gymnase, qui permet de valoriser aussi des travaux d’élèves, de parler des Travaux de Maturité, de parler des Travaux Personnels, de parler du concours de la nouvelle, mettre en évidence les lauréats, faire une petite interview, sonner des extraits des nouvelles.

L. Bolliger

Les conseils d’un professionnel:

S’armer de persévérance, ne pas avoir peur du travail à effectuer, définir ce que l’auteur veut transmettre, trouver un public, définir une ligne rédactionnelle cohérente, trouver le contenu qui intéresse, réfléchir à ce que l’auteur peut en tirer et construire un média qui correspond aux attentes d’un public mais ne pas chercher à impressioner. Voilà les conseils précieux que le journaliste chevronné de notre gymnase donne à ceux.celles qui veulent s’engager dans la voix du journalisme.

Vous pouvez pas juste allumer votre téléphone et reprendre les choses telles quelles. Il ce peut que je m’interrompe, que j’ai pas fini une phrase, mais c’est le propre, même chez les grandes personnalités qui ont fait pas mal d’interviews. Vous pouvez pas rentrer et dire « c’est fait  ». Vous verrez que c’est ça le métier de journaliste, c’est au final pas si évident que ça, ça répond a certaines règles et c’est different car c’est une autre forme d’écriture face à une dissertation par exemple.

L. Bolliger